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Extrait de « Un cœur sans mesure » de Ravi Ravindra

 

« Vous êtes quelque chose, mais vous ne connaissez pas ce quelque chose. Il faut reconnaître que vous ne savez pas qui vous êtes et que vous avez besoin de le savoir. Cette ouverture est le pas le plus important. Vous pouvez lire ce que cette ouverture signifie dans l’Hindouisme y dans le Bouddhisme et dans les livres de Monsieur Gurdjieff. C’est la même chose. Il y a différents niveaux d’énergie. Et l’on peut, quelques fois, être dans un courant plus véritable. Une connaissance qui ne provient pas des livres est nécessaire. » « ..ce dont vous avez besoin, c’est la perception directe. Les Mouvements vous aideront. Dans ceux-ci , l’important n’est pas les positions mais l’impulsion, l’énergie, d’une position à une autre. Et personne ne peut l’enseigner. Chacun doit l’observer pour soi même. »

Extrait de « Entretien avec Pauline de Dampierre » de The American theosophist , Wheaton, IL, LXXIII, Mayo 1985

 

« Peut être n’y a-t-il pas de meilleure façon de décrire les Mouvements, qu’avec la réponse donnée par Gurdjieff à son disciple Ouspensky, quand celui-ci lui dit qu’il imaginait l’existence d’un mécanisme pour l’étude des planètes qui représenterait visuellement les lois qui gouvernent ces mouvements,
en rappelant à l’observateur tout ce qu’il connaît du système solaire
Alors Gurdjieff lui répondit qu’il y avait quelque chose de semblable dans le rythme des danses sacrées, et de manière énigmatique, il affirma qu’à travers ces mouvements strictement définis et les modèles réalisés par ceux qui les dansent, certaines lois se rendent visibles et intelligibles pour les participants. »

Extrait de « Batailles pour le Présent » de Henri Thomasson

« Les mouvements ont de nombreux aspects. En premier lieu, ils sont un exercice d’attention. Quelques uns sont aussi un langage, dans le sens que, à travers les signes, les gestes symboliques, les postures et les déplacements, ils expriment des lois cosmiques auxquelles il est difficile d’accéder par des voies ordinaires et qui pour le moment, continuent d’être hors d’atteinte de notre compréhension. Cependant, d’autres apparaissent clairement comme le moyen de transmettre a des niveaux supérieurs de l’homme, une connaissance inaccessible à sa raison et dont les effets, grâce à une espèce d’alchimie que l’homme expérimente en lui-même, laissent percevoir le sentier à parcourir pour se rapprocher de cette connaissance.

Au début, pour l’exécutant, il ne s’agit pas plus que de réaliser matériellement les postures et la succession des gestes et déplacements que comprend le « mouvement ». A ce niveau, l’attention se mobilise entièrement sur les parties qui initient les gestes, dont la simultanéité ou la succession rapide constituent les premières difficultés. Mais très vite, un autre effort est exigé, un effort maladroit durant un certain temps, l’effort intérieur de « la sensation de soi » jusqu’à ce qu’il devienne la partie la plus raffinée de l’attention. s Alors commence un mouvement double qui amène un goût inoubliable de liberté qui se perd aussi vite et qu’il est nécessaire de récupérer. »

Extraits de « Récits de Belzébuth à son petit fils » de G.I Gurdjieff

 

« Pour que tu te fasses une meilleur idée et que tu comprennes mieux comment ils donnaient forme à ces danses , tu dois savoir qu’il y a déjà fort longtemps, les sages avaient découvert que, au regard de la loi de Sept, toute posture et tout mouvement d’un être est constitué de sept tensions « qui s’équilibrent réciproquement », lesquelles surgissent en sept endroits indépendants de son tout intégral; que ses sept endroits incluent aussi à leur tour , sept « lignes de mouvements » distincts et que chaque ligne possède sept « points de concentration dynamique », et enfin, que ces sept divisions successives se répètent de la même manière et dans le même ordre, jusqu’à une échelle chaque fois plus petite jusqu’à la particule la plus infime du corps, appelés « atomes ».
Alors, dans leurs danses, ces sages ont introduit à l’intérieur des mouvements, dont la concordance continuait d’être en accord avec les lois , quelques inexactitudes volontaires, elles aussi en accord avec les lois qui leur donnaient forme .»

« Il s’agit de l’activité dont les éléments ont été transmis sous le nom de « danses sacrées » . Et l’unique branche de cet art, conservée intacte depuis l’époque des sages babiloniens , donne à un nombre très restreint d’êtres tri-cérébraux, la possibilité de connaître ,après l’avoir déchiffré avec l’aide de certains efforts conscients, diverses informations profitables pour son Être. »

Extraits de « Notre vie avec Mr Gurdjieff » de Toma de Hartmann

« Très vite, nous commençons une « Gymnastique Sacrée ». Nous commençons avec des exercices simples et ensuite nous continuons avec d’autres plus compliqués, de concentration et de mémoire, qui absorbent entièrement l’attention de l’homme. »

« De nouveau « La Gymnastique » recommença, en commençant par les exercices obligatoires que moi aussi je faisais quand on n’avait pas besoin que je joue du piano. Le premier, basé sur des exercices simples, devenait très compliqué avec les bras, les jambes et la tête qui avaient sa propre séquence et avec des répétitions en canon. Je connaissais très bien tous les exercices mais les exécuter n’étaient pas chose facile. Je suis arrivé à reconnaître que je ne pouvais pas les faire uniquement par une connaissance théorique. Faire de tels exercices de manière adéquate, exigeait une grande quantité d’énergie et d’attention concentrée. Au début comme un enfant ingénu, je me demandais quand est-ce que l’on allait faire les exercices ésotériques des monastères du Tibet. J’ai du apprendre que la valeur d’un exercice ne se base pas sur la connaissance de son origine sinon dans ce que chacun expérimente en le faisant. »

Fragments de « Perspectives depuis le monde réel » de G.I Gurdjieff

« Vous vous demandez le but de ces mouvements. A chaque position du corps correspond un état intérieur défini, et d’autre part, à chaque état intérieur correspond une posture définie. Un homme dans sa vie quotidienne a un certain nombre de postures habituelles et passe de l’une à l’autre sans s’arrêter sur les postures intermédiaires. Le fait de prendre des postures inaccoutumées vous permet d’observer intérieurement sous une forme distincte ce que quotidiennement vous faites dans des circonstances ordinaires. »
« Vous avez vu nos mouvements et nos danses. Mais tout ce que vous avez vu c’est la forme extérieure: beauté, technique. Mais moi, je n’aime pas ce côté externe que vous voyez. Pour moi l’art est un moyen de développement harmonieux. Dans chaque chose que nous faisons , l’idée sous jacente est de faire ce qui ne peut se faire automatiquement et sans pensée. La gymnastique ordinaire et les danses sont mécaniques. Si notre but est le développement harmonieux de l’homme, alors pour nous, les danses et les mouvements sont un moyen de combiner la pensée, et le sentiment avec les mouvements du corps et de les manifester ensemble. En toutes choses, nous avons le but de développer ce qui ne peut se développer de manière directe ou mécanique, et qui touche à l’homme tout entier: pensée, corps et sentiment.
Le second propos des danses est l’étude. Certains mouvements portent en soi une évidence, une connaissance définie, ou des idées religieuses et philosophiques. Dans quelques uns, on peut jusqu’à lire une recette de cuisine. Dans de nombreux endroits de l’Orient, le contenu intérieur de l’une ou l’autre danse est presque oublié, et pourtant les gens continuent a les danser simplement pour habitude.
Par conséquent, les mouvements ont deux finalités: l’ étude et le développement. »

Musique du site: « the fall of the priestess »
(polyrythmie) composée par G.I Gurdjieff , T de Hartmann

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GURDIJEFF MOVEMENTS - SACRED DANCES - SCHOOL OF MOVEMENTS - SOUTH INDIAN CLASSICAL DANCES - CIUDAD DE BUENOS AIRES - ARGENTINA